vendredi 28 décembre 2007

Combien sommes-nous au Cambodge ?

CS 28-12-2007        

 

L'opération recensement de la population du Cambodge débutera au premier trimestre 2008. Le directeur de l'Institut National des Statistiques se montre confiant dans les conditions de l'enquête, moins difficiles qu`en 1998.
 

Le pays va se compter : le recensement complet de la population du royaume débutera le 3 mars prochain et va durer 10 jours. Le comptage concerne les Cambodgiens et les étrangers vivant sur le territoire, à l'exception des diplomates. Le coup d'envoi de cette vaste opération a été donné hier, 26 décembre, par le ministère du Plan. Les fonctionnaires qui en seront chargés ont reçu des véhicules et du matériel lors d'une cérémonie organisée à l'Institut national des statistiques (INS). Trente 4x4 et 30 motos leur ont notamment été livrés.

Avant de débuter le comptage proprement dit, il convient avant tout, selon Sorn Sithorn, directeur de l'INS, de former 500 personnes dans 24 villes et provinces. Ces fonctionnaires deviendront alors eux-mêmes formateurs pour que les équipes puissent se constituer le plus efficacement possible. « Le recensement est très important pour évaluer les politiques passées et préparer les actions à venir. Il s'agit aussi de penser au développement futur du pays. » souligne Sorn Sithorn.

« Aujourd'hui, aucun pays ne lance de plan majeur de développement sans avoir réalisé ce type d'opération », note Chhay Than, le ministre au Plan. Il espère que cette opération donnera de bons résultats puisque les problèmes rencontrés en 1998 ont disparu : à l'époque, certaines régions encore tenues par les Khmers rouges étaient restées inaccessibles.

Le premier recensement officiel de l'histoire du royaume remonte à 1962. à cette époque, le pays comptait 11,4 millions d'habitants. Trois décennies plus tard, un nouvel état des lieux démographiques a été dressé : 13,4 millions de personnes vivaient alors dans le royaume en 1998. Depuis, seules quelques enquêtes partielles en 2003 ont été menées pour actualiser les chiffres. Selon ces estimations, le Cambodge compte désormais 14 millions d'habitants.

Près de 6 millions de dollars sont alloués à cet événement, dont 700 000 payés par le gouvernement. Le reste provient d'aides consenties entre autres par le Japon, l'Allemagne ou encore le Fonds des Nations unies pour la population.

 

 Nhim Sophal     

 

Cambodge : l'après khmers rouges

Le Cambodge est l'un des pays les plus pauvres d'Asie
Le Cambodge est l'un des pays les plus pauvres d'Asie [TSR]

Les responsables des horreurs perpétrées sous le régime khmer rouge doivent répondre de leurs crimes devant un tribunal spécial mis en place par l'ONU.

Un procès qui devrait permettre au pays de tourner la page d'une histoire douloureuse. Beat Richner fait partie des personnages marquants qui participent au redressement du pays. Le médecin zurichois est à la tête de quatre hôpitaux pédiatriques.

Olivier Kohler s'est rendu sur place. Il est l'auteur d'une série de trois reportages.

S-21, la machine de mort khmère rouge
Him Huy, l'un des derniers bourreaux encore en vie du camp S-21
Quatorze mille personnes ont été internées à S-21, le centre de détention secret du régime khmer rouge. L'immense majorité a été cruellement exécutée, seuls trois survivants sont encore en vie.

Beat Richner ou l'utopie réalisée
L'homme se mue en homme de scène, Beatocello
Son arme, c'est le violoncelle. Son ennemi déclaré, l'OMS, l'Organisation mondiale de la santé. A la tête de quatre centres de pédiatrie, le médecin zurichois est, à lui-seul, une institution.

Le Cambodge marqué au fer rouge
Pol Pot, de son vrai nom Saloth Sar était le leader des Khmers rouges
Le 17 avril 1975, les Khmers rouges entraient dans Phnom Penh et vidaient aussitôt la ville. C'était le premier acte d'une longue série perpétrée par Pol Pot, qui a fait deux millions de morts.

Cambodge: entre mémoire et justice
Il aura fallu à l'ONU plus de huit années de négociations pour parvenir à un accord sur un tribunal international hybride. Les premiers procès commenceront en 2008.

Des nonnes manifestent

Cambodge

Des nonnes manifestent

Article publié le 25/12/2007 Dernière mise à jour le 25/12/2007 à 17:16 TU

Au Cambodge, plus de 400 religieux manifestent en direction du tribunal à caractère international.(Photo: Reuters)

Au Cambodge, plus de 400 religieux manifestent en direction du tribunal à caractère international.
(Photo: Reuters)

Dans la capitale du Cambodge, plus de 400 religieux ont choisi le jour de Noël pour se rendre devant le tribunal, chargé de juger les anciens dirigeants Khmers rouges. Un rassemblement symbolique, initié par une association spécialisée dans la documentation des crimes commis sous le régime de Pol Pot.

Avec notre correspondante à Phnom Penh, Stéphanie Gée

 Un cortège de nonnes, tout de blanc vêtues, s'est étiré jusqu'au tribunal à caractère international. Dans la plupart des cas, le régime génocidaire leur a pris maris et enfants. Sur leurs banderoles, elles ont appelé à chercher la justice ensemble ou encore à marcher pour la paix.

Banoov, une bonzesse de 63 ans, espère que leur procession attirera l'attention des plus jeunes sur le jugement à venir des anciens cadres de Pol Pot. La jeune génération tend en effet à se désintéresser de la question. Les assistants des coprocureurs, qui sont allés accueillir les religieux dans la cour du tribunal, ont salué leur rôle dans ce long processus, qui doit rendre justice aux victimes des crimes perpétrés sous les Khmers rouges.

Durant les 3 ans, 8 mois et 20 jours, au cours desquels ils ont régenté le pays - traditionnellement bouddhiste - ils ont éradiqué toute forme de culte religieux et anéanti le clergé. Ces nonnes pourraient donc venir témoigner devant le tribunal qui a, à ce jour, déjà reçu plus de 400 plaintes de victimes des Khmers rouges.

jeudi 20 décembre 2007

CAMBODGE EN BREF- Diplomatie, Tribunal Khmers Rouges, Economie, Législatif

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Ecrit par Cambodge, le 20-12-2007 00:00

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Diplomatie – Yash Ghai joue l'apaisement.-
Yash Ghai, représentant spécial de l'ONU pour les Droits de l'Homme au Cambodge, est depuis plusieurs jours la cible des attaques verbales de représentants du gouvernement, qui lui reprochent des propos critiquant la situation des droits de l'homme au Cambodge, "le Cambodge n'est pas un état de droit"  avait notamment déclaré le représentant Onusien. Celui ci, qui a à plusieurs reprises répondu aux critiques gouvernementales et bénéficié du soutien de plusieurs membres de l'opposition, semble vouloir apaiser la situation. Il a notamment précisé son rôle dans le développement du Royaume, en déclarant que son  "mandat est de contrôler le respect des Droits de l'Homme et des libertés fondamentales" dans le pays, et d'amorcer le dialogue avec les dirigeants cambodgiens pour progresser sur ce point. Ainsi, Yash Ghai souhaiterait mettre fin à  cette polémique et discuter de ses remarques directement avec les dirigeants politiques cambodgiens. Enfin, Yash Ghai a également précisé qu'il n'avait pas appelé à l'arrêt des aides financières internationales, mais, au contraire, il avait incité les Nations Unies à poursuivre leurs efforts pour le Cambodge. (www.lepetitjournal.com - Cambodge) Jeudi 20 décembre 2007

Tribunal Khmers Rouges– Quand un Khmer Rouge fait appel à un avocat Américain.-
Certains ont la mémoire courte, ainsi l 'ancien Ministre des Affaires Etrangères du Kampuchéa Démocratique, Ieng Sary, a fait appel aux services d'un avocat américain pour assurer sa défense devant le tribunal spécial en charge de juger les anciens responsables Khmers Rouges. Accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, Ieng Sary dispose maintenant de deux défenseurs en la personne de l'avocat cambodgien Ang Udom et l'Américain Michael Karnavas. Ce dernier, qui a notamment pris part aux procès qui ont suivi le conflit yougoslave, est le premier avocat américain à rejoindre les rangs des défenseurs des anciens responsables Khmers Rouges. Ang Udom a précisé que le choix d'un américain était volontaire puisque Ieng Sary ne souhaitait pas faire appel à un avocat français, le nombre de français impliqués dans le procès étant suffisant à son goût… (www.lepetitjournal.com - Cambodge) Jeudi 20 décembre 2007

Economie– L'exploitation des gisements de pétrole encore incertaine.-
Actuellement, Chevron Corporation mène ses dernières évaluations sur les gisements découverts au Cambodge en 2004. Une décision au sujet de leur exploitation devrait être prise dans les 3 mois à venir. Selon le responsable de la filiale Asie du Sud de Chevron, la principale difficulté dans l'élaboration du projet d'exploitation est l'étendue des gisements,  avec un large secteur de 6 278 km2 situé à environ 200 kilomètres des côtes cambodgiennes en plusieurs puits. Des réunions entre Chevron, le Gouvernement Royal et les différents partenaires du projet sont prévues avant qu'une décision finale ne soit prise quant à au lancement véritable des opérations d'exploitation. Selon un récent rapport du Fond Monétaire International (FMI), l'exploitation d'un des trois puits de pétrole engendrerait, d'ici 2011, la production d'environ de 500 millions de barils. Dans ce même rapport, le FMI estime que la recette du gouvernement cambodgien relative à l'exploitation pétrolière serait de 15 milliards de dollars. (www.lepetitjournal.com - Cambodge) Jeudi 20 décembre 2007

Législatif – Le trafic humain et l'exploitation sexuelle à l'Assemblée Nationale.-
L'Assemblée Nationale a ouvert le débat sur la loi contre le trafic humain et l'exploitation sexuelle en début de semaine, une loi qui est attendue depuis plusieurs années par les représentants de la société civile. Cette loi est devenue nécessaire afin de compléter l'arsenal juridique des forces de l'ordre et des autorités pour lutter contre une criminalité qui dispose souvent des dernières innovations technologiques, via le réseau internet notamment. Comparativement à la loi de 1996 actuellement en vigueur, la nouvelle loi sera plus complète avec 42 nouveaux articles notamment. Les criminels encourront jusqu'à 20 ans de prison et jusqu'à 2 500 dollars d'amende. (www.lepetitjournal.com - Cambodge) Jeudi 20 décembre 2007

mercredi 19 décembre 2007

Cinq grandes organisations de défense des droits humains apportent leur soutien au représentant des Nations Unies


19/12/2007
Cambodge
Cinq grandes organisations de défense des droits humains apportent leur soutien au représentant des Nations Unies

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Cinq grandes organisations de défense des droits de l'Homme ont appelé aujourd'hui le gouvernement cambodgien à respecter ses obligations internationales dans le domaine des droits humains, ainsi que les responsables des Nations Unies en charge de vérifier leur respect.

Les cinq organisations – Human Rights Watch, Asian Human Rights Commission (AHRC), Asian Forum for Human Rights and Development (FORUM-ASIA), la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH), et l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT) – ont exprimé leur profonde préoccupation face au refus persistant du gouvernement cambodgien de dialoguer avec le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies sur les droits de l'Homme au Cambodge, le Professeur Yash Ghai.

Le 12 décembre, en réaction à des critiques exprimées par le Représentant spécial au terme d'une mission de 10 jours au Cambodge, le Premier ministre cambodgien Hun Sen a qualifié Ghai – un professeur de droit constitutionnel au Kenya qui est Représentant spécial depuis 2005 – de "touriste des droits de l'Homme" et a juré de ne jamais le rencontrer.

Le 10 décembre, lors de la conférence de presse clôturant sa mission, Ghai s'est dit préoccupé par le fait que le gouvernement, justifie au nom du "développement" les nombreuses saisies illégales de terres et les évictions forcées des personnes défavorisées dans les villes et les campagnes. Il a souligné que les communautés expulsées de leurs terres ne bénéficient pas de recours judiciaires efficaces et ne sont pas protégées de manière adéquate par la loi en raison de la corruption qui mine le système judiciaire et de l'application ineffective de la loi sur la terre. Ghai a également noté que les victimes finissent de plus en plus souvent en prison pour avoir tenté de defendre leurs terres et leurs droits ( Voir ce document).

"Le Professeur Ghai a attiré l'attention sur des questions graves qui suscitent la préoccupation de l'ensemble de la communauté internationale active dans le domaine des droits humains," a déclaré Basil Fernando, Directeur exécutif de AHRC, dont le siège se trouve à Hong Kong. "Il est inutile de nier les faits. L'expropriation des pauvres de leurs terres atteint des niveaux effrayants, les tribunaux sont politisés et corrompus, et l'impunité pour les auteurs de violations des droits de l'Homme reste la règle."

Des responsables gouvernementaux ont accusé le représentant des Nations Unies d'inciter les Cambodgiens à s'opposer au gouvernement et ont qualifié d' "inexacte" et dépréciative l'évaluation par Ghai de la situation des droits au Cambodge.

"Yash Ghai n'est pas un contestataire isolé. Toutes ses conclusions ont déjà été évoquées à de nombreuses reprises dans le passé par les ONG locales et internationales de défense des droits de l'Homme, les agences des Nations Unies, et les bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux", a déclaré Sara Colm, Chercheuse senior pour Human Rights Watch, dont le siège est à New York. "Les bailleurs de fonds qui engagent des millions de dollars chaque année pour l'éradication de la pauvreté, la réforme judiciaire et le développement économique au Cambodge ne devraient pas favoriser les politiques gouvernementales qui ont pour effet de priver des milliers de Cambodgiens de leur logement, de leur source de revenu, et parfois même de leur vie."

Le 11 décembre, un porte-parole du Ministère des Affaires étrangères a déclaré à la presse que les responsables gouvernementaux n'avaient pas pu rencontrer Ghai lors de sa visite car ils étaient "occupés à développer le pays."

Dans la province de Ratanakiri, l'armée et la police ont tenté de mettre un terme à une réunion entre Ghai et des villageois autochtones dont la terre a été confisquée, prétendant que Ghai n'avait pas le droit de rencontrer des villageois car il n'avait pas reçu d'autorisation écrite des autorités locales. Les termes de référence de Ghai l'autorisent à voyager librement au Cambodge et à visiter des prisons sans autorisation préalable.

"Quand des soldats, l'arme au poing, menacent un responsable des Nations Unies, on n'ose imaginer combien il est difficile pour des paysans sans ressources de faire valoir leurs droits," a dit Eric Sottas, Directeur de l'Organisation mondiale contre la torture, basée à Genève.

"Les défenseurs des droits économiques et sociaux au Cambodge sont également très exposés, particulièrement quand ils défendent les victimes d'évictions forcées," a ajouté Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH, dont le siège est à Paris.

Le 12 décembre, dans un discours prononcé en public, Hun Sen a déclaré que les missions de Ghai au Cambodge ne font que "provoquer des problèmes" et lui a reproché de ne pas se concentrer sur les difficultés du Kenya, où la situation est, a-t-il dit, "cent fois pire" qu'au Cambodge. Hun Sen a également critiqué les mécanismes des Nations Unies dans le domaine des droits de l'Homme, exhortant les Nations Unies à cesser de produire des rapports critiques sur la Birmanie ; il a ajouté que le Cambodge défendrait la Birmanie au sein du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies, ce qui fait de lui le premier leader au monde à avoir exprimé son soutien à la répression récente exercée par le gouvernement birman ( Voir ce document).

"Les attaques de Hun Sen contre le Professeur Ghai sont scandaleuses, d'autant que le premier ministre n'a pas remis en cause la véracité des conclusions de Ghai," a dit Anselmo Lee, Directeur exécutif de FORUM-ASIA, dont le siège est à Bangkok. "Les déclarations de Hun Sen démontrent son mépris, non seulement pour les Nations Unies, mais aussi pour le mouvement démocratique birman."

Les Accords de Paris de 1991 prévoient que le Secrétaire général des Nations Unies nomme un Représentant spécial pour suivre la situation des droits de l'Homme au Cambodge. En tant que partie à ces accords de paix et à de nombreux traités internationaux de protection des droits humains, le Cambodge s'est engagé à respecter et protéger les droits de sa population (voir anglais ou Khmer).

"Les tirades de Hun Sen contre les Nations Unies sont le dernier épisode d'une longue série d'attaques et d'une absence de coopération avec Ghai et les trois représentants spéciaux des Nations unies qui l'ont précédé," a déclaré Fernando. "Plutôt que rejeter publiquement les Nations Unies, le gouvernement cambodgien devrait rencontrer Yash Ghai et commencer à travailler à la mise en œuvre effective des recommandations incluses dans son rapport."

Pour plus d'informations, veuillez contacter :

- À Washington, DC, Sophie Richardson (Human Rights Watch) : +1-202-612-4341 ; ou +1-917-721-7473 (portable)
-  À Hong Kong, Basil Fernando (Asian Human Rights Commission) : +85-2698-6339
- À Bangkok, Em Gil (FORUM-ASIA) : +66-84-092-3575
-  À Phnom Penh, Sara Colm (Human Rights Watch) : +855-12-804-755
- À Paris, Gaël Grilhot (FIDH) : +33-1-4355-2518
-  À Genève, Eric Sottas (OMCT) : +41-22-809-49-39

CAMBODGE EN BREF - Bonzes violentés, Princesse Sirindhorn, Killing Fields très fréquentées

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Ecrit par Cambodge, le 19-12-2007 00:00

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Kampuchéa Krom – Violente confrontation devant l'ambassade du Vietnam.-
En début de semaine, une quarantaine de bonzes se sont rendus à l'ambassade du Vietnam à Phnom Penh, afin de transmettre une pétition réclamant au gouvernement vietnamien la libération de plusieurs de leurs coreligionnaires détenus au Vietnam. Une  centaine de policiers armés et affublés de boucliers et de matraques les attendaient. La rencontre a rapidement dégénéré en affrontement violent. Une vingtaine de bonzes auraient été blessés, et trois d'entre eux ont été hospitalisés. En dépit de la présence de plusieurs témoins, les forces de police ont invoqué la légitime défense pour expliquer la violence de la dispersion de la manifestation. Plusieurs personnalités et organisations se sont élevées contre une telle attitude, ainsi que le rappelle un observateur :  "Le gouvernement cambodgien a condamné la répression des manifestations de moines en Birmanie, mais il réagit avec autant de violence dès lors que l'on touche aux questions vietnamiennes" (www.lepetitjournal.com - Cambodge) mercredi 19 Décembre 2007

Royauté – Prochaine visite de la Princesse Maha Chakri Sirindhorn.-
Après avoir signé l'accord de visa commun entre le Cambodge et la Thaïlande, Hor Nam Hong, ministre des Affaires étrangères, a annoncé aux journalistes la venue imminente de la princesse thaïlandaise Maha Chakri Sirindhorn dans le Royaume. Le but de la visite princière est de contrôler le déroulement des projets de développement mis en place sur son initiative dans les zones rurales de la province de Kompong Thom. Il s'agit de projet de soutien à l'éducation et à la santé, mais aussi de développement des infrastructures, assainissement des eaux notamment. (www.lepetitjournal.com - Cambodge) mercredi 19 Décembre 2007

Tourisme – Forte hausse de fréquentation au "Killing Fields".-
Le nombre de touristes visitant les Killing Fields (Choeung Ek) a plus que doublé depuis l'année dernière, passant de 200 entrées journalières en 2006 à environ 500 cette année. Cet accroissement est sans doute lié à la médiatisation actuelle du procès des principaux leaders du régime des Khmers Rouges. Le site de Choeung Ek, situé à une quinzaine de kilomètres au Sud-ouest de Phnom Penh, montre aux visiteurs la tour qui abrite les 9.000 crânes des victimes du régime communiste de 1975 à 1979. Cinq dirigeants Khmers Rouges, parmi les plus importants de ce mouvement, sont actuellement en attente de jugement à Phnom Penh. (www.lepetitjournal.com - Cambodge) mercredi 19 Décembre 2007