vendredi 30 novembre 2007

Sihanouk-ville : Causerie avec l’équipage d’un navire militaire américain

AKP Phnom Penh, 29 novembre 2007 -- 

Une causerie a eu lieu entre la délégation de Sihanouk-ville composée de ses gouverneur et gouverneur adjoint, des commandants des forces armées de terre et de celles de la base navale de Ream, et les membres de l'équipage d'un géant navire militaire américain accosté récemment au port maritime de cette ville côtière.

La causerie s'est déroulée à bord du navire, USS Essex, ancré à 5 Km du port international.

Say Hak, gouverneur de Sihanouk-ville, a salué l'arrivée du navire soulignant que sa présence apportait l'honneur pour le Cambodge.

L'accostage de cet énorme navire avec son équipage au port maritime cambodgien était un signe de renforcement et de développement des relations d'amitié, de solidarité et de coopération entre les deux pays, le Cambodge et les Etats-Unis, a dit le gouverneur qui a ajouté que le gouvernement royal du Cambodge, sous la direction de Samdech Akkak Moha Sena Padei Dechor Hun Sèn, adoptait sa politique ouverte pour toutes les coopérations avec les pays amis dans la région et dans le monde, tant dans le domaine militaire, politique, économique, social que dans celui de la culture.

La directrice adjointe de la mission diplomatique des Etats-Unis au Cambodge, a profondément remercié de cet accueil très chaleureux de la part des autorités de Sihanouk-ville et des représentantes des forces armées cambodgiennes, lors de cette visite de l'équipage du navire.

USS Essex est arrivé le 26 novembre au port de Sihanouk-ville pour une visite d'une semaine prévue jusqu'au 2 décembre. Long de 257 mètres, le navire peut charger de 39 avions de chasse et comprend 1 200 membres de l'équipage. Il se sert pour le transport des troupes armées et d'autres engins militaires pour les attaques. En cas d'urgence, le navire constitue comme un hôpital sur l'eau comprenant 6 blocs opératoires, 4 cabinets dentaires et un laboratoire. L'hôpital peut recevoir 600 malades.

Lors de leur séjour au Cambodge, les forces navales des Etats-Unis donnent des soins des yeux et ceux buccodentaires chez des Cambodgiens, projettent de construire des écoles et des maisons de soins sanitaires dans des régions du Cambodge. --AKP

Le marché du microcrédit au Cambodge est en pleine croissance

CS 30-11-2007         

 

Cette hausse prouve que les Cambodgiens y adhérent. Toujours plus de familles peuvent en profiter.
 

La microfinance a connu, ces deux dernières années au Cambodge, une croissance remarquable. Chea Chanto, le gouverneur de la Banque nationale, a déclaré jeudi 29 novembre, à l'occasion d'une conférence sur le thème « La microfinance, une nouvelle avancée », que depuis 2006, 471 000 familles ont pu profiter d'un crédit, pour un coût total de 93 millions de dollars.

Selon les données du premier semestre 2007, la somme totale des microcrédits a augmenté de 24,3% pour atteindre les 116 millions de dollars, pour 519 000 familles bénéficiaires. Le gouverneur de la Banque nationale a souligné que cette progression prouve que la population connaît bien ce service.

Sin Foong Wong, le directeur de l'International Finance Corporation au Cambodge, au Viêtnam et au Laos, a, lui, souligné que le taux de 2% de prêts non remboursés était remarquablement bas. « L'institution de la microfinance cambodgienne a été évaluée par un organisme de contrôle, la Microfinanza, et a été bien classée. Chaque année, elle a obtenu une récompense pour sa compétence et la transparence de ses finances », a expliqué Sin Foong Wong. Il a affirmé qu'en 2006, les crédits accordés par les organismes officiels de microfinance ont augmenté de 85% avec une progression de 28% de clients.

Phân Ho, le directeur général adjoint de la Banque nationale a déclaré que, jusqu'à présent, 17 institutions ont obtenu des licences, dont 15 ONG et deux sociétés privées. 25 autres organismes sont enregistrés dans la liste de coopération avec la Banque nationale mais n'ont pas encore de licence officielle.

Ros Dina

Cambodge Soir : Edito du 29 novembre 2007

30-11-2007        

 

Le vol à l'arraché. Voilà un sujet de débats et de préoccupations chez les expatriés phnompenhois ces dernières semaines. Il y a ceux qui en ont déjà été victimes et il y a les autres. Au dîner d'hier soir, écoutant mon hôte narrant la manière dont elle avait réussi à sauver son sac...

  

Le vol à l'arraché. Voilà un sujet de débats et de préoccupations chez les expatriés phnompenhois ces dernières semaines. Il y a ceux qui en ont déjà été victimes et il y a les autres. Au dîner d'hier soir, écoutant mon hôte narrant la manière dont elle avait réussi à sauver son sac qu'un voyou s'était mis en tête de s'approprier sur le pas de sa porte, je me rangeais encore dans la deuxième catégorie. Après le repas, au détour d'une rue sombre et en quelques minutes seulement, je passais du côté des victimes. Une de plus.

Ce climat qui plonge le milieu expatrié dans une certaine angoisse à l'idée d'emprunter, la nuit venue, les encore trop nombreuses rues non éclairées de la capitale, n'est pas sans rappeler l'année 1996. Cette époque était en effet marquée par une vague sans précédent de braquages à main armée, dont les cibles principales étaient les étrangers. Les jeunes voyous étaient armés. Ils suivaient leur proie à moto et les stoppaient, un pistolet sur la tempe, pour les dépouiller rapidement. Se « faire braquer » dans les rues de la ville était devenu banal. Certains accumulaient même ce genre de mésaventures comme d'autres des trophées. Quelques agressions avaient toutefois mal tourné et des drames étaient venus endeuiller la communauté occidentale. D'autres s'étaient armés à leur tour et les tentatives de braquages tournaient au duel.

Le gouvernement avait alors réagi en mettant sur pieds une unité d'intervention d'élite, les Flying Tiger. Ces policiers montés sur de puissantes motos patrouillaient ainsi la ville à la recherche des jeunes voyous. Quelques temps plus tard, la municipalité organisait des barrages géants, bloquant les véhicules sur les avenues à la recherche d'armes à feu. Les mesures avaient connu un vif succès et les braquages s'étaient peu à peu dissipés.

Certes, le vol à l'arraché d'aujourd'hui est moins violent que les agressions armées d'hier, moins traumatisant également, mais les risques de dérapages sont tout aussi grands. Qui sont ces voyous ? Des petits malfrats solitaires ou des bandes organisées ? Des gosses de riche, des lycéens en quête de quelque argent ou des pauvres types de la campagne ? Peut-être tout à la fois, nul ne le sait, mais une chose est certaine, en 1996, les commissariats n'étaient pas délocalisés à dix kilomètres de la ville et les choses étaient prises au sérieux. Aujourd'hui,

on s'emmure derrière des chiffres pour expliquer que la criminalité a chuté. Ce n'est pas en affirmant qu'un problème n'existe pas, qu'on lui trouvera des solutions. Et pendant que l'autruche met sa tête dans le trou, des petits malins lui piquent le sac.
 

Frédéric Amat

Volley handisport : le Cambodge défie la Slovaquie pour une place en finale

CS 30-11-2007        

 

Après sa victoire aisée contre l'Inde hier, les Cambodgiens retrouvent la Slovaquie à 18h au stade olympique en demi-finale de coupe du monde.

Le challenge s'annonce ardu. Battus 3 sets à 0 lors de la première phase de la compétition par les Slovaques, les Cambodgiens vont tenter de prendre leur revanche ce soir. Pour créer l'exploit, les Khmers devront résoudre un double problème : juguler la puissance adverse et prendre le meilleur sur une défense de fer. Au vu de leurs dernières rencontres, les Khmers peuvent réussir l'exploit. Ils n'ont fait que monter en puissance au fil du tournoi. Hier, en quart de finale, ils se sont très facilement débarrassés de l'Inde 3 sets à 0. Leur jeu d'attaque virevoltant et leur tonicité seront des atouts importants aujourd'hui en demi-finale.

L'autre demi-finale oppose à 16h la Pologne à l'Allemagne. La finale aura lieu demain samedi 1er décembre à 18h. Elle sera précédée du match pour la troisième place à 16h.

L'accès au stade est gratuit.

 

Le Cambodge lance son premier tournoi de golf international

Sport - Le Cambodge lance son premier tournoi de golf international.-
Le Premier Ministre Hun Sen a inauguré le parcours de golf  de Phokeethra Country Club à Siem Reap, qui accueille le premier tournoi international de ce type dans le Royaume. Le parcours composé de dix huit trous, s'étend sur près de 23 kilomètres. Le lancement de cette compétition regroupant plusieurs golfeurs de premier rang démontre la vitalité de ce sport, dont la pratique est courante parmi les nouvelles élites. Le Thaïlandais Thaworn Wiratchant, ancien numéro un du continent, et qui s'est adjugé en septembre dernier sa neuvième victoire sur le circuit asiatique participera à ce challenge, ainsi que l'Écossais Simon Yates participent à l'évènement. Ils sont tous les deux classés dans les dix premiers de l'Asian Tour. Considéré comme le seul parcours international au Cambodge, Phokeethra est le résultat des efforts conjugués d'investisseurs privés et du gouvernement en vue d'augmenter les revenus touristiques du Royaume. Si certains font remarquer que les terrains de golf représentent une nuisance pour l'environnement, le fait est que le tourisme sportif pourrait devenir un atout supplémentaire pour la ville des temples d'Angkor. (www.lepetitjournal.com - Cambodge) vendredi 30 novembre 2007

Vers une augmentation du budget national en 2008

Finances Publiques - Vers une augmentation du budget national en 2008.-
Le projet de loi, qui va être voté en décembre prochain, prévoit une augmentation du budget national de l'ordre de 300 millions de dollars par rapport à celui de 2007 qui était de 1,2 milliard de dollars. Le Président de la commission de l'Economie et des Finances de l'Assemblée nationale a affirmé qu'avec ce budget  le Gouvernement Royal serait à même de poursuivre sa politique actuelle : réduction du budget destiné à la défense, mais aussi augmentation des dépensés destinées aux services sociaux. Il espère aussi que la découverte récente de gisements en gaz et pétrole pourrait autoriser un augmentation du traitement des fonctionnaires, et aider les autorités à infléchir la hausse du prix des carburants. Le projet de loi sur le budget sera débattu lors de la prochaine session parlementaire. (www.lepetitjournal.com - Cambodge) vendredi 30 novembre 2007

Un représentant des Nations Unies en visite au Cambodge

Diplomatie - Un représentant des Nations Unies en visite au Cambodge.-
Ibrahim Gambari, représentant du Secrétaire Général des Nations Unies en Birmanie, est arrivé au Cambodge afin d'évaluer la position du Royaume face à la crise birmane. L'ASEAN (Association des Nations du Sud-Est asiatique) est  critiquée pour son manque de fermeté, et la faiblesse de sa prise de position lorsque des sanctions économiques internationales ont été décidées contre la junte birmane. Le Cambodge qui maintient de très étroites relations diplomatiques avec le Myanmar, avait invité la junte militaire à reprendre le dialogue avec l'opposition mais a refusé de s'associer aux sanctions imposées aux dirigeants de ce pays.  (www.lepetitjournal.com - Cambodge) vendredi 30 novembre 2007

jeudi 29 novembre 2007

La Chine, l’Inde et le Japon seront mis à contribution

Développement- La Chine, l'Inde et le Japon seront mis à contribution.-
Le premier Ministre Hun Sen a demandé à la Chine, l'Inde et le Japon d'accroitre leur aide notamment dans le domaine du développement rural . La Chine est appelée à octroyer une aide de 55 millions de dollars pour permettre la construction d'une route de 128 km reliant la zone d' O'pong Man de la province de Stung Treng à la capitale de la province de Ratanakiri, cette aide a déjà été discutée entre les autorités des deux pays lors de la réunion des pays de l'ASEAN à Singapour. Dans un proche avenir, le premier Ministre devrait se rendre en Inde pour signer un accord portant sur la construction d'un réseau électrique dans la Province de Kratie. Le Japon est quant à lui sollicité pour la construction et le maintien des voies 76A et 78A, qui conduisent au triangle marquant les frontières entre le Cambodge, le Laos et le Vietnam. (www.lepetitjournal.com Cambodge) jeudi 29 novembre 2007

Le Roi Père et la Reine Mère en Chine

Le 29-11-2007 00:00
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Famille Royale – Le Roi Père et la Reine Mère en Chine.-
Le couple Royal, accompagné à l'aéroport par le Roi Sihamoni et plusieurs personnalités de premier plan dont le premier Ministre, ont quitté hier le Cambodge pour rejoindre Pékin en Chine continentale. La dernière visite du Roi Père et de son épouse la Reine Monineath en Chine remonte à avril 2007. Le Roi Père devrait notamment y recevoir des soins de santé. (www.lepetitjournal.com Cambodge) jeudi 29 novembre 2007

Un premier Ministre peut-il avoir la double nationalité?-

Politique – Un premier Ministre peut-il avoir la double nationalité?-
" Les candidats au poste suprême doivent renoncer à leur double nationalité " a déclaré le premier Ministre devant un parterre de jeunes diplômés, reprochant notamment à certains de ces opposants de  " fuir en cas de problème ". Conciliant avec ses partenaires du parti Funcinpec, qui compte de nombreux citoyens français, australiens, ou encore américains dans ses rangs, Hun Sen a néanmoins précisé que cette restriction ne devrait s'appliquer qu'au seul poste de premier Ministre. Sont principalement visés le Prince Norodom Ranariddh et Sam Rainsy, les deux principaux dirigeants de l'opposition, tous les deux titulaires de passeport français.  " Tout cela est politique " a déclaré un dirigeant du Funcinpec sous couvert d'anonymat, " Où était le premier Ministre lors du coup de 1997 ? Certains d'entre nous sont certes binationaux mais nous ne recevons pas d'ordre des pays voisins " . (www.lepetitjournal.com Cambodge) jeudi 29 novembre 2007

Un tramway pour Phnom Penh et Siem Reap?

Transport – Un tramway pour Phnom Penh et Siem Reap?-
Alstom, un des leaders mondiaux dans les infrastructures d'énergie et de transport ferroviaire, devrait rapidement réaliser une étude de faisabilité visant à établir des lignes de Tramway à Phnom Penh mais aussi à Siem Reap. Une délégation de la société française a déjà présenté un premier projet aux autorités municipales de Phnom Penh. Kep Chuktema, gouverneur de la capitale, a apporté son soutien au projet qui devrait « aider à réduire les embouteillages mais aussi embellir la ville, et préserver son environnement ». Les lignes devraient servir à mieux desservir le centre ville de la ville à partir des différentes zones périphériques, et notamment l'Aéroport International de Phnom Penh. Les autorités de Siem Reap devraient recevoir la délégation française aujourd'hui. Il y a deux mois une société thaïlandaise, en charge notamment du BTS de Bangkok, avait annoncé étudier la faisabilité d'un projet de métro aérien pour la capitale. (www.lepetitjournal.com Cambodge) mercredi 28 novembre 2007

Myanmar- Le Premier Ministre birman bientôt en visite au Cambodge

Le 28-11-2007 00:00
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Myanmar- Le Premier Ministre birman bientôt en visite au Cambodge.-
Le premier Ministre Birman Thein Sein devrait effectuer prochainement une visite officielle dans le Royaume sur invitation du premier Ministre Hun Sen. Thein Sein a été nommé à la tête du gouvernement du Myanmar le 24 octobre dernier, il s'agira de sa 3e sortie officielle après des visites au Laos et au Vietnam. En mai dernier, lors de la visite de Hun Sen au Myanmar, les deux pays avaient signé plusieurs accords de coopération dans les domaines du tourisme et du transport aérien. Cette visite intervient alors que le gouvernement birman reste sous le feu de critiques suite à la répression des manifestations de bonzes et d'opposants de la rentrée. Le Cambodge, bien qu'ayant prôné le dialogue entre le gouvernement et l'opposition birmane, et le retour à la démocratie, a récemment refusé de s'aligner sur les positions occidentales de condamnation et de sanctions à l'encontre du Myanmar. (www.lepetitjournal.com Cambodge) mercredi 28 novembre 2007

EDITION - Le premier guide des Universités de Phnom Penh vient de sortir

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Le 29-11-2007 00:00
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L'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), la Chambre de Commerce Franco-Cambodgienne (CCFC) et le pôle de coopération française de l'Université Royale de Droit et de Sciences Economiques (URDSE) viennent d'éditer l'Annuaire 2007 des Universités et formations supérieures de Phnom Penh

L' ouvrage dresse un panorama complet des formations supérieures existantes à Phnom Penh, dans les secteurs public et privé. Il s'agit d'un outil unique au service des étudiants mais aussi des employeurs qui souhaitent y voir plus clair parmi les diplômes proposés sur le marché de la formation.

Une démarche pédagogique
Vingt-neuf établissements publics et privés ont été recensés entre février et mai 2007. Cet échantillon représente 76 600 étudiants et couvre 428 diplômes. L'enquête a été menée à bien par une trentaine d'étudiants de licence de sciences économiques et de gestion délocalisée de l'université française Lyon 2 à l'URDSE. Ce travail constituait un projet terrain dans le cadre d'un cours de "Techniques d'enquête". Les étudiants ont d'abord rencontré le Recteur ou le directeur de chaque établissement, puis les responsables susceptibles de détenir l'information. Toutes les données mentionnées dans l'annuaire ont donc pour source exclusive les renseignements fournis par les établissements.

Un outil précieux pour rapprocher le monde universitaire et les professionnels
 " Le projet est né des travaux de préparation du Forum des Carrières ", explique Audrey Nirrengarten, l'une des responsables du projet pour le pôle de coopération française.  " Il répond à un besoin établi il y a un an lors d'une réunion de la commission Emploi-Formation de la CCFC rassemblant des professionnels de la formation et des professionnels du monde du travail. " L'annuaire se veut être un outil au service des étudiants pour s'y retrouver parmi les multiples filières existantes. Mais c'est aussi, pour les employeurs, la possibilité de se documenter sur les formations lors des recrutements.

Outre le pôle de coopération française de l'URDSE, l'AUF et la CCFC se sont associées au projet. " La CCFC a placé la question de la formation et de l'emploi au centre des ses préoccupations " précise Audrey Nirrengarten.  " L'AUF est impliquée dans l'analyse de l'évolution du système éducatif cambodgien et de ses débouchés, ainsi que dans l'orientation des élèves et étudiants, mais aussi dans le département de l'emploi francophone. "
Aurélie COLLADON (www.lepetitjournal.com Cambodge) jeudi 29 novembre 2007

Annuaire disponible auprès de la CCFC (n°13 rdc Hotel Cambodiana), de l'AUF (37 rue 63) ou du pôle de coopération française de l'URDSE (boulevard Monivong) au prix coûtant de 2 USD.

mercredi 28 novembre 2007

Le Premier ministre cambodgien Hun Sen a dit mardi avoir appelé la Chine, l'Inde et le Japon à accorder leur aide au développement rural du Cambodge.

Le Cambodge appelle la Chine, l'Inde et le Japon à aider au développement rural du pays 

Le PM cambodgien a indiqué qu'il a appelé la Chine à accorder une aide de 55 millions de dollars à la construction d'une route de 128 km reliant la zone d'O'pong Man de la province de Stung Treng à la capitale de la province de Ratanakiri.

 

"Nous avons discuté de cette aide avec la Chine lors d'une rencontre à Singapour", a révélé le PM à Phnom Penh, capitale cambodgienne.

 

"Dans un proche avenir, j'irai en Inde pour signer un accord sur une aide de 35,5 millions de dollars pour construire un réseau électrique couvrant une région de la province de Kratie à la frontière avec le Laos", a déclaré le PM.

 

Par ailleurs, il a fait savoir qu'il a également demandé au Japon de construire et de surveiller les voies 76A et 78A qui conduisent à la région triangulaire sur la frontière entre le Cambodge, le Laos et le Vietnam.

 

 

Source: xinhua

 

Départ de l'ancien roi du Cambodge pour la Chine

Départ de l'ancien roi du Cambodge pour la Chine

 

L'ancien roi du Cambodge, Norodom Sihanouk, accompagné de son épouse Monineath Sihanouk et de leur fils Norodom Sihamoni, a quitté mercredi Phnom Penh pour se rendre à Beijing, où il subira une visite médicale.

 

Le président du Sénat, Chea Sim, le président de l'Assemblée nationale, Heng Samrin, et le Premier ministre, Hun Sen, de même que l'ambassadeur de Chine au Cambodge, Zhang Jinfeng, sont allés à l'aéroport pour saluer le départ de l'ancien monarque.

 

La dernière visite médicale du couple en Chine s'est déroulée en avril dernier.

 

Norodom Sihanouk, 85 ans, qui souffre de diabète et d'un cancer du côlon, a abdiqué en faveur de son fils en octobre 2004.

 

 

Agence de presse Xinhua     2007/11/28

mardi 27 novembre 2007

le Premier ministre birman effectuera une visite au Cambodge

 2007-11-26 14:40:20   

 
 RANGOON, 26 novembre (Xinhua) -- Le Premier ministre birman  Thein Sein effectuera une visite au Cambodge dans un proche avenir sur invitation de son homologue cambogdien Samdech Hun Sen, selon  un communiqué officiel rendu public lundi à Nay Pyi Taw, sans   préciser la date de la visite. 

 

Ce sera une visite de courtoisie du nouveau Premier ministre  birman à un autre pays membre de l'Association des Nations de   l'Asie du Sud-Est (ASEAN), suite à celles au Laos et au Vietnam. 

 

 Thein Sein a été nommé Premier ministre birman le 24 octobre.  

 

 En mai dernier, le Premier ministre cambogdien Hun Sen avait  rendu la visite à Nay Pyi Taw, la nouvelle capitale du Myanmar, et les deux pays ont obtenu plusieurs succès visant à renforcer la   coopération bilatérale dans différents domaines tels que le  tourisme et le transport aérien.  

 

Au cours de la visite, le Myanmar et le Cambodge ont consenti à créer des lignes aériennes directes entre les deux pays.  

 

Les échanges de haut niveau entre le Myanmar et le Cambodge  existent depuis plus d'une décennie. En octobre 1996, Than Shwe,   le président du Conseil d'Etat de la paix et du développement ( SPDC), s'est rendu à Phnom Penh. Au cours de la visite, trois  accords ont été signés pour promouvoir le tourisme, les services   aériens et la création de villes jumelées entre Bagan (Myanmar) et Siemreap (Cambodge).

le Premier ministre se verrait bien en poste à vie

 
Cambodge : le Premier ministre se verrait bien en poste à vie
27 Novembre 2007 - 07h47

A 56 ans, Hun Sen, Premier ministre du Cambodge, a fait le voeu aujourd'hui de rester à son poste pour le restant de ses jours si les électeurs le lui permettent.
«Je vais vous dire que je serai Premier ministre pour la vie tant que les gens voteront pour moi», a déclaré Hun Sen lors d'une cérémonie de remise de diplômes à de nouveaux enseignants. Hun Sen a dominé la vie politique cambodgienne depuis 1985, souvent avec une poigne de fer.
Critiquant les politiciens qui ont suggéré qu'il quitte son poste, le Premier ministre a lancé: «Ne proposez pas de lois pour me tenir à l'écart du pouvoir (...), vous perdrez toujours».
Le Parti du peuple cambodgien (Cpp) de Hun Sen est quasiment assuré de remporter haut la main des élections législatives prévues en juillet, ce qui donnerait un nouveau mandat de cinq ans au Premier ministre qui pourrait, par la même occasion, mettre fin à un accord de coalition en vigueur depuis 1993.
Le Cambodge ne dispose d'aucune loi limitant le nombre de mandats du Premier ministre, mais l'opposition a récemment multiplié les appels à mettre fin à cette situation.

PORTRAIT- Le Père Ponchaud livre son histoire du Cambodge

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Le 27-11-2007 00:00
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Missionnaire au Cambodge depuis 1965, le Père François Ponchaud a consacré sa vie au peuple Khmer, partageant ses joies et ses peines pendant 42 ans

Le Cambodge : une terre d'adoption
Tout juste ordonné prêtre des Missions Etrangères de Paris, François Ponchaud reçoit une fiche bristol où il est écrit : " Vous êtes affecté au Cambodge".
Le 4 novembre 1965, il arrive sur la terre qui va devenir toute sa vie. Il  apprend la langue de ce pays, s'imprègne de ses mœurs, de sa religion. On dit même de lui qu'il  " parle comme les livres ".
Témoin oculaire de la prise du pouvoir des Khmers rouges en 1975 et de l'exode forcé des habitants de Phnom Penh, le Père Ponchaud est le premier à dénoncer l'horreur qui sévit au Cambodge alors qu'en Europe on évoque une libération.
Après 3 semaines passées à l'ambassade de France, il est obligé de quitter le Cambodge le 7 mai 1975, c'est le dernier Français à partir. Il ne reviendra au Cambodge qu'en 1993.
Cependant, lors de cette période d'exil, il reste actif auprès de la population khmère qu'il a appris à connaître et à comprendre. En France, il s'occupe de la communauté cambodgienne, puis il passe beaucoup de temps à la frontière thaïlandaise afin de venir en aide à la population réfugiée.

Son rôle de missionnaire
Selon le Père Ponchaud, un missionnaire a un rôle d'intermédiaire entre deux cultures pour une meilleure compréhension et le respect mutuel. Il estime donc qu'il est important de s'imprégner du bouddhisme pour comprendre les Cambodgiens car la religion est la quintessence de la culture.
Il a été co-traducteur de la Bible en langue Khmer et reste aujourd'hui très impliqué dans le dialogue avec les bouddhistes.
La culture bouddhique est difficile à comprendre, elle est très différente de notre logique cartésienne.  Le message le plus fort que le Père Ponchaud souhaite transmettre au peuple khmer est que la vie a de la valeur. Il aide les paysans à construire des écoles, réaliser des travaux d'irrigation (digues, barrages, marres) ; afin de leur montrer que même pauvres, leur vie a de la valeur et qu'ils sont capables de se prendre en main et de nourrir leur familles.
Comme le Père Ponchaud disait  à Bernard Pivot, lors de son intervention à l'émission Bouillon de Culture, "le Cambodge et moi, c'est comme un vieux couple : on s'est aimé et on se supporte. Ce n'est plus l'amour passionné du début, mais un amour qui a évolué. En vieillissant, on voit les défauts de l'autre, et on aime l'autre dans ses défauts."
Valentine MUNCK. (www.lepetitjournal.com Cambodge) mardi 27 novembre 2007

Interventions à venir :
> Un nouveau cycle de 10 conférences sur l'histoire du Cambodge reprendra les jeudis soirs à partir du 22 novembre au Centre Culturel Catholique Cambodgien (entrée libre).
> A l'occasion de la publication en khmer de " Cambodge Année Zéro " ;  François Ponchaud, homme résistant et modeste, donnera une conférence jeudi 29 novembre 2007 à 18h30 au CCF (entrée libre). La conférence nous fera revivre les événements révolutionnaires ; elle sera donnée en khmer et traduite simultanément en français.


Vos réactions (1)
Posté par Larteguy, Le 27-11-2007 01:33
Très beau portrait
Un très beau portrait pour une des personnalités les plus marquantes du pays. J'ai eu le plaisir d'assister à plusieurs conférences du Père Ponchaud et c'est toujours très rafraichissant!

lundi 26 novembre 2007

BALLADE- Kien Svay, s’évader de la capitale pour quelques heures…

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Le 26-11-2007 00:00
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Kien Svay, véritable institution cambodgienne, est un petit village au bord d'un affluent du Mékong. Situé à seulement une quinzaine de kilomètres au sud de Phnom Penh, il est possible de s'y rendre pour la journée ou la demi-journée.

Si le village de Kien Svay présente en lui-même un réel intérêt, la route pour s'y rendre n'en est pas moins attrayante. Si vous ne possédez pas de moto, louez-en une : c'est l'occasion d'entrer dans le Cambodge profond et de profiter à votre rythme de ses charmes. Dans un premier temps, vous suivrez la route principale qui sort de Phnom Penh vers le sud du pays : ce n'est, bien entendu, pas la partie la plus agréable du voyage. Mais, rapidement vous bifurquerez sur une petite piste parallèle à la route où vous longerez les bords de la rivière. Tout le long de cette piste parfaitement typique de la campagne cambodgienne, vous pourrez apercevoir des gamins qui jouent dans l'eau ou encore des pêcheurs en plein travail sur des embarcations plus ou moins rudimentaires. Vous traverserez également de superbes villages flanqués d'habitations traditionnelles, au rez-de-chaussée desquelles vous découvrirez l'art du tissage  " à l'ancienne " du fameux krama sur d'imposants métiers à tisser en bois. Mais cette route, en apparence tranquille, peut s'avérer pleine de surprises : Tel ou tel chemin désert va soudainement se retrouver barré par un troupeau de vaches, un chargement improbable de trois mètres de large sur une moto remorque, une foule d'écoliers qui chahutent sur le chemin de l'école…C'est également ce qui fait le charme de cette escapade en deux roues.

Ensuite, lorsque vous apercevrez une multitude de petites cabanes en bambous sur pilotis dispersées le long du fleuve, vous saurez que vous êtes arrivés à destination. Des paysages superbes, des gens souriants, peu de circulation…un petit goût de paradis ! Sur place, pour quelques riels, vous pourrez louer l'une de ces fameuses cabanes au bord de la rivière, vous y détendre et bien sûr y partager un pique- nique au bord de l'eau. Les propriétaires vous proposerons divers mets traditionnels du Cambodge : riz et légumes sautés, poulet grillé, poissons, écrevisses, gambas…un véritable festin ! Ensuite, vous pourrez vous laisser gagner par l'ambiance nonchalante qui règne sur Kien Svay en imitant les locaux qui piquent un petit somme dans l' un des nombreux hamacs tendus sous les cabanes. Kien Svay est un lieu assez fréquenté des cambodgiens le week-end mais, pratiquement désert en semaine, il offre un calme à la fois surprenant et agréable, à seulement quelques encablures de Phnom Penh…
 
Comment s'y rendre...
Prenez le pont vietnamien au sud de la ville et continuez tout droit sur la route principale pendant 8 kilomètres. Prendre ensuite à gauche une petite piste de 500 mètres. Vous tomberez alors sur une piste parallèle à la route : prenez sur votre droite. Suivez la piste pendant 6 kilomètres, prenez à gauche au croisement. Vous arriverez ensuite sur Kien Svay.

Marion ERAUSO (www.lepetitjournal.com Cambodge) Lundi 26 novembre 2007

CAMBODGE EN BREF - Fêtes des Eaux et Aviation Civile

CAMBODGE EN BREF - Fêtes des Eaux et Aviation Civile Version imprimable Suggérer par mail
Le 26-11-2007 00:00
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Fête des Eaux – Des festivités endeuillées.-
La Fête des Eaux aura encore une fois connu une affluence record, plus de trois millions de visiteurs, alors que les organisateurs avaient quant à eux réussi à mieux canaliser la foule et les zones commerciales ouvertes spécialement pour l'évènement. Les festivités auront toutefois un goût amer pour les rameurs ayant vu 5 des leurs disparaître dans un accident survenu en amont de la compétition. Une pirogue, dont l'équipage était composé d'étudiants singapouriens, a en effet chaviré après avoir été aspirée par un tourbillon alors qu'elle remontait le fleuve peu après avoir participé à une première course. Si les secours ont pu repêché 17 rameurs, les forces de sécurité, aidées par une équipe en provenance de Singapour, auront mis  deux jours pour localiser les corps des cinq noyés. Cette année, 432 bateaux, et plus de 26,000 sportifs ont participé à la compétition, avec notamment 8 équipages en provenance de tous les pays de l'ASEAN, à l'exclusion du Myanmar. Le drame rappelle qu'au delà de l'aspect festif, la Fête des Eaux reste un défi sportif pour tous ses participants.
(www.lepetitjournal.com Cambodge) lundi 26 novembre 2007

Aviation Civile – Une compagnie aérienne dans les 6 mois ?-
Le coup de colère du premier Ministre Hun Sen à l'encontre de son bras droit Sok An aura t-il porté ses fruits ? Toujours est-il que le dossier de la compagnie aérienne nationale, objet de la colère du premier Ministre qui en reprochait au vice-premier Ministre la lenteur, aura bien avancé ce week end avec la signature d'un accord entre le Gouvernement Royal et deux sociétés indonésiennes, Rajawali Group et Ancora International. Le projet porte sur la création dans les 6 mois d'une société qui prendra la suite de la défunte Royal Air Cambodge, le Gouvernement Royal conservera 51% des parts de la nouvelle structure, ses deux partenaires se partageant les 49% restant. Royal Air Cambodge avait été fermée en 2002 à la suite de graves pertes financières, provoquant le licenciement de plusieurs centaines d'employés.
(www.lepetitjournal.com Cambodge) lundi 26 novembre 2007

Cambodge. Il faut mettre un terme aux expulsions forcées

AMNESTY INTERNATIONAL

Déclaration publique
Index AI : ASA 23/008/2007 (Public)
Bulletin n° : 226
ÉFAI
22 novembre 2007


Cambodge. Il faut mettre un terme aux expulsions forcées
 

Deux morts, de nombreux blessés et des milliers de personnes sans abri : c'est le bilan de deux expulsions forcées récentes et l'illustration de la nécessité urgente pour les autorités cambodgiennes de mettre fin immédiatement à cette pratique. Les expulsions forcées obligent un nombre croissant de Cambodgiens à quitter leurs maisons et leurs terres sans consultation préalable, sans les garanties d'une procédure légale, sans protection juridique ou autre et sans que d'autres alternatives leur aient été proposées.

Des terres au prix de vies humaines
Le 15 novembre 2007, deux personnes ont été abattues par les forces de sécurité au cours d'une expulsion forcée dans la province de Preah Vihear, tout au nord du pays. Les victimes, un homme et une femme, faisaient partie d'un groupe de 317 familles – plus de 1500 personnes [selon des estimations basées sur le recensement de la population cambodgienne effectué en 2004 par l'Institut national de Statistiques et le ministère du Plan, chaque foyer rural compte en moyenne cinq personnes]– chassées de chez elles par plus de 200 hommes en armes, policiers, agents de la police militaire et soldats. Toeun Chheng, vingt-neuf ans, a été abattue d'une balle tirée à bout portant dans la poitrine alors qu'elle tentait de protéger ses quatre enfants au cours de l'opération d'expulsion. Des témoins ont déclaré aux enquêteurs chargés de veiller au respect des droits humains qu'un des membres des forces de sécurité avait volé un collier et d'autres objets de valeur à cette femme alors qu'elle gisait à terre, en sang. Elle est décédée un peu plus tard dans un centre de santé. Selon des informations fournies à Amnesty International, l'autre victime, Oeun Eng, trente et un ans, a été abattu au cours de l'opération d'expulsion.

Selon les témoignages recueillis par des défenseurs locaux des droits humains, les forces de sécurité n'auraient fait aucune sommation avant d'ouvrir le feu sur ce groupe de familles très pauvres, des journaliers pour la plupart. Au moins six autres personnes expulsées auraient été gravement blessées et sont actuellement soignées à l'hôpital provincial.

Les autorités ont arrêté au moins douze personnes pendant et après l'opération d'expulsion, parmi lesquelles deux blessés qui ont été transférés de la clinique où ils étaient soignés dans les locaux de la police. Trois autres personnes auraient été arrêtées le 14 novembre. Tous les quinze ont été envoyés à la prison de Prey Sar à Phnom Penh.

Les 317 familles étaient arrivées récemment d'autres régions du Cambodge et s'étaient installées sur des terrains vacants du village de Sra Em, dans la commune de Kantuot, près des temples de Preah Vihear – qui attirent de plus en plus de touristes – et de la frontière thaïlandaise. Les autorités locales avaient d'abord décidé qu'elles ne pouvaient pas les laisser s'installer mais à l'issue d'une épreuve de force, une solution négociée avait été trouvée et les familles avaient été autorisées à s'installer temporairement.

Selon le droit international relatif aux droits humains, les expulsions ne doivent survenir qu'en dernier ressort et seulement après notification préalable et consultation avec les parties concernées. Amnesty International craint que, dans ce dossier, l'expulsion n'ait été menée en dehors de tout cadre légal Les expulsions ont eu lieu en violation d'un accord qui aurait été passé entre les autorités locales et les familles, par lequel les familles avaient été autorisées à s'installer temporairement sur ces terres en attendant qu'une solution convenant à tous soit trouvée. L'accord avait été signé le 9 novembre entre les villageois et les autorités, pour sortir de l'impasse où avait conduit l'intervention de nuit de la police, venue pour tenter d'arrêter deux des chefs de la communauté. Le 11 novembre, le gouverneur du district de Choam Khsan aurait fait deux propositions assez vagues de réinstallation des villageois sur d'autres terres, qui avaient été refusées par la communauté. Les dirigeants avaient expliqué qu'avant de donner leur accord, ils avaient besoin de savoir précisément où on comptait les envoyer.

Ils avaient également demandé un accès à l'eau, aux écoles pour les enfants et à d'autres infrastructures de base. Quatre jours plus tard, sans notification préalable, les forces de sécurité présentaient un arrêté de l'administration provinciale, notifiant l'obligation de partir aux villageois. La mesure d'expulsion était immédiatement appliquée, suivie de l'incendie des maisons.

La plupart des familles ont à présent quitté la province après cette expulsion forcée menée avec violence. Une quarantaine de familles ayant perdu presque tout ce qu'elles possédaient et ne disposant d'aucun moyen pour partir ont été laissées au bord de la route, sans même un abri de fortune, sans nourriture, sans eau et sans aucune sécurité, souci majeur dans cette zone éloignée de tout.

Des familles à la rue – Phnom Penh
Lors d'une opération d'expulsion menée avant l'aube le 2 novembre 2007, 300 membres des forces de sécurité ont expulsé de force les habitants et détruit la totalité du village de Chong Chruoy, dans la banlieue de Phnom Penh, à l'aide d'excavateurs et avec le concours d'ouvriers embauchés pour détruire les maisons des 132 familles qui vivaient là. Militants des droits humains et journalistes ont été empêchés de couvrir l'évènement.

La raison de l'expulsion de ce village a été donnée par les autorités du district le 30 août 2007 ; il s'agissait, selon le texte de l'arrêté, «d'éliminer tout désordre dans la société, de protéger l'environnement, l'hygiène et la santé publique et de promouvoir la beauté de la municipalité» [traduction non officielle]. Les villageois avaient cinq jours pour quitter les lieux. Toutefois, aucune action n'avait été entreprise et aucune information nouvelle communiquée lorsque les forces de sécurité sont intervenues le 2 novembre. Selon les autorités, le village est situé sur des terres appartenant à l'État ; toutefois, cette affirmation, contestée par les villageois qui se disent propriétaires de leurs terres, n'aurait pas été sanctionnée par les autorités compétentes.

Immédiatement après la démolition, des camions ont emmené les familles vers un nouveau site et en deux jours tous les villageois avaient été réinstallés de force dans le village de Trapeang Anchanh, dans le district de Dangkor, une région où manquent les infrastructures de base, logements, eau potable, centres médicaux, écoles et située en zone inondable. Selon les informations dont dispose Amnesty International, cette réinstallation ne s'est pas faite sur la base d'un accord négocié, mais dans le cadre d'une solution forcée qui n'a été précédée d'aucune consultation significative.

Les 132 familles sans abri, dont la plupart vivaient à Chong Chruoy depuis le milieu des années 90, n'ont reçu aucune aide d'urgence des autorités cambodgiennes, pas même sous forme d'abris ou de matériaux de construction sur le site où elles ont été emmenées. Toutefois, après l'opération d'expulsion, un vice-gouverneur de Phnom Penh a déclaré à la presse que les familles recevraient chacune un terrain et un prêt sans intérêt sur cinq ans pour leur permettre de reconstruire une maison. Jusqu'à présent, cette promesse ne s'est pas matérialisée et les familles vivent sous des tentes et sous des bâches fournies par des organisations non gouvernementales locales.

Le site de réinstallation, situé à une vingtaine de kilomètres de Phnom Penh, a également servi pour reloger d'autres familles, expulsées de force au cours des deux dernières années.

Complément d'information
Les expulsions forcées sont des expulsions menées sans notification préalable, sans consultation avec les parties concernées, sans garanties juridiques et sans l'assurance d'un relogement approprié. Ainsi que l'a précisé le Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies, les expulsions forcées se définissent comme «l'éviction permanente ou temporaire, contre leur volonté et sans qu'une protection juridique ou autre appropriée ait été assurée, de personnes, de familles ou de communautés de leurs foyers ou des terres qu'elles occupent .

L'interdiction des expulsions forcées ne s'applique cependant pas aux expulsions assurées par la force conformément à la loi et au [droit international relatif aux droits humains]» .

Les expulsions forcées sont reconnues par la Commission des droits de l'homme des Nations unies comme une violation flagrante de plusieurs droits fondamentaux, notamment le droit à un logement suffisant, garanti par l'article 11(1) du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC).

En tant qu'État partie au PIDESC et à d'autres traités internationaux relatifs aux droits humains interdisant les expulsions forcées et les atteintes aux droits humains qui y sont liées, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), le Cambodge a l'obligation de mettre fin aux expulsions forcées et de protéger la population de ce type d'atteintes.

Amnesty International demande instamment au gouvernement cambodgien de ne pas procéder à des expulsions forcées et de décréter et appliquer un moratoire pour toutes les expulsions de masse tant que des mesures législatives et politiques n'auront pas été prises pour que les expulsions soient menées conformément aux normes du droit international relatif aux droits humains.

Amnesty International appelle également les autorités à veiller à ce que les victimes des expulsions forcées de Phnom Penh et Preah Vihear reçoivent dans les plus brefs délais une aide d'urgence, notamment de quoi s'abriter, ainsi que des vivres, de l'eau et l'accès à des soins. Les autorités devraient également prendre dans un délai raisonnable des mesures concrètes et ciblées afin de permettre aux victimes d'obtenir des réparations adéquates, notamment sous forme de relogement et d'indemnisation.

L'organisation s'inquiète des informations qui lui sont parvenues faisant état d'un recours à la force excessive au cours des expulsions, notamment à Preah Vihear et demande l'ouverture effective d'une enquête approfondie et indépendante et la poursuite en justice des auteurs des violences.

 

      

CAMBODGE • La justice a bien du mal à s'exprimer

Même si cinq dirigeants importants des Khmers rouges ont finalement été arrêtés pour être jugés, la journaliste et écrivaine Elizabeth Becker souligne que l'impunité dont ces individus ont bénéficié pendant trente ans a eu une bien mauvaise influence sur la société cambodgienne.
Le 12 novembre dernier, la police a débarqué dans une villa pour y arrêter Ieng Sary et son épouse Ieng Thirith, expliquant en détail la procédure judiciaire à ces deux dirigeants Khmers rouges vieillissants. Près de trente ans se sont écoulés depuis le renversement du régime génocidaire auxquels ils ont participé et qui a coûté la vie à 1,7 million de Cambodgiens entre 1975 et 1979. Pourtant, personne n'a eu à répondre de l'un des pires crimes contre l'humanité du XXe siècle. Pol Pot, le chef des Khmers rouges, est mort libre en 1998. Ieng Sary, qui fut ministre des Affaires étrangères, et Ieng Thirith, ancienne ministre aux Affaires sociales, tous deux de proches collaborateurs de Pol Pot, ont vécu librement en vertu d'une amnistie qui leur avait été accordée en 1996 par le roi d'alors Norodom Sihanouk – et qui sera très probablement levée à l'occasion de leur procès pour crimes contre l'humanité. Ils font partie des cinq responsables Khmers rouges à être jugés par le tribunal spécial mis en place avec le soutien des Nations unies. Cette cour vient de tenir sa première séance publique pour statuer sur la demande de remise en liberté d'un des coaccusés, directeur de la prison S21.

Toutefois, ces procès arrivent bien trop tard. Des décennies d'impunité ont profondément marqué les comportements de la population à l'égard de la loi et de la justice.

En tant que journaliste, j'avais couvert l'ascension des Khmers rouges, et passé deux semaines très éprouvantes au Cambodge durant leur régime. [Durant ce voyage, le journaliste britannique Malcolm Caldwell avait été tué dans des circonstances qui restent inexpliquées.] Par la suite, je fus terrifiée par l'habileté des dirigeants à éviter les poursuites. Pourtant les preuves contre eux ne manquaient pas. Mais dans les derniers jours de la guerre froide, la Chine et les Etats-Unis avaient besoin des Khmers rouges pour faire face à l'Union soviétique. Ensuite, le régime de Hun Sen, ancien petit chef des Khmers rouges, s'est opposé à un procès, affirmant qu'il était inutile de rouvrir de vieilles blessures.

Du fait de ce passé si marqué par le mépris du droit, il sera très difficile de rendre justice lors du procès à venir, et plus difficile encore d'en faire un événement qui améliore la société cambodgienne. Dans le Cambodge d'aujourd'hui, la justice se vend au plus offrant. Voilà pourquoi le tribunal spécial [dont le nom officiel est Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens (CEC)] qui juge les Khmers rouges suit la procédure cambodgienne, laquelle a été adaptée pour suivre les normes internationales, et la majorité des juges et des avocats sont cambodgiens. C'était le seul moyen de faire accepter au gouvernement la perspective de ces procès. Robert Petit, le co-procureur étranger, reconnaît que le droit cambodgien est "très approximatif". Il s'inquiète par ailleurs de la perception de ces procès au Cambodge. Car le tribunal ne jugera que les plus hauts responsables du régime encore en vie, et les Cambodgiens ne sauront jamais qui précisément a tué leurs proches, pas plus qu'ils ne recevront de compensation.

Les Cambodgiens nés après le régime des Khmers rouges estiment toutefois que ces procès pourraient les aider à mieux comprendre l'histoire de leur pays. Il y a pour eux un lien direct entre la corruption qu'ils constatent au quotidien et le silence et les demi-vérités qu'on leur a racontées sur les Khmers rouges. "Le peuple khmer doit savoir ce qui est juste et ce qui ne l'est pas. Et cela commence par les responsables du génocide : Pol Pot, Ieng Sary, Khieu Samphan", affirme Solyn Seng, une jeune diplômée en comptabilité de la meilleure école de commerce du pays. Sa camarade de classe Chirattana Leng, diplômée en finances, estime qu'un tribunal efficace "montrerait au monde qu'il peut y avoir une justice au Cambodge, et cela ferait venir davantage d'investissements étrangers". Non qu'il y ait pénurie en la matière. Récemment, une conférence pour les investisseurs étrangers a fait salle comble, l'assistance devant rester debout. Car tout le monde sait que le Cambodge a une main-d'œuvre bon marché et une pléthore de terrains inutilisés. Reste que l'essentiel de ces nouvelles richesses parte directement dans les poches d'un petit groupe proche du régime. Ces individus ont d'ores et déjà rasé un tiers des forêts, chassé d'innombrables paysans de leurs terres pour faire place à d'immenses plantations qui produisent caoutchouc et huile de palme et ils ont exproprié des propriétaires pauvres pour bâtir de nouveaux immeubles.

Et lorsque certains de ces paysans ou citadins pauvres ont plaidé leur cause en justice, ils ont presque systématiquement perdu. Telle est la chaîne ininterrompue de l'impunité au Cambodge.

Puisque les Khmers rouges n'ont pas eu à rendre de comptes pour la mort de près de 2 millions de personnes, il n'est guère surprenant que leurs successeurs se comportent comme si la loi ne les concernait pas. Si le tribunal parvient à reconnaître coupables quelques-uns des vieux Khmers rouges, ce triste état de fait pourrait enfin commencer à changer.
Elizabeth Becker
International Herald Tribune

CAMBODGE EN BREF- Fête des Eaux, Procès Khmer Rouge

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Le 23-11-2007 00:00
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Fête des Eaux – Tout est prêt pour le lancement des festivités.-
Les autorités municipales ont achevé hier les derniers préparatifs relatifs à l'organisation des festivités. Près de trois millions de visiteurs, un record, sont attendus cette année. Par mesure de sécurité et afin de désengorger un maximum la circulation, l'accès au centre ville a été interdit pour tous les camions de transport. Dans le même temps, la circulation ne sera pas autorisée dans la zone comprise entre le boulevard Preah Norodom et la quai Preah Sisowath. Une centaine de toilettes publiques a été installée à divers points stratégiques de la capitale. Par ailleurs, selon les premières indications du Ministère de la Météorologie, une voire plusieurs tempêtes pourraient atteindre le Royaume ce week end, et venir ainsi perturber le déroulement des courses. (www.lepetitjournal.com Cambodge) vendredi 23 novembre 2007

Procès Khmer Rouge - Duch restera en prison.-
Lors de la deuxième journée d'audiences qui s'est tenue mercredi, le tribunal spécial en charge du jugement des anciens dirigeants Khmers Rouges a rejeté la demande de remise en liberté des défenseurs de Kaing Guek Eav, surnommé Duch, ancien dirigeant du centre d'interrogatoires S-21. Selon le procureur Robert Petit, les risques seraient trop grands de voir le suspect, par ailleurs principal témoin dans le procès des autres dirigeants, prendre le large en cas de remise en liberté. Les avocats de Duch avaient demandé la libération provisoire de leur client, emprisonné depuis son arrestation en 1999. Dans le cas de Khieu Samphan, arrêté en début de semaine, les juges ont décidé le maintien en détention provisoire pour une période de un an. (www.lepetitjournal.com Cambodge) vendredi 23 novembre 2007